Les acteurs du système MRV au Burkina Faso
Les acteurs publics et privés.
Les acteurs du système MRV au Burkina Faso sont constitués des acteurs étatiques et non étatiques.
Les acteurs étatiques :
- le Ministère en charge des changements climatiques ;
- le Secrétariat Exécutif du Fonds Vert pour le Climat au Burkina Faso (SE-FVC /BF) ;
- le Ministère en charge de l’agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques ;
- le Ministère en charge de l’énergie, des mines et des carrières ;
- le Ministère en charge de l’économie et des finances ;
- l’Assemblée Législative de Transition.
Les acteurs non étatiques : - les Organisations non gouvernementales (ONG) et les Associations ;
- le secteur privé ;
- les partenaires techniques et financiers (PTF).
Le processus de préparation de l’inventaire des gaz à effet de serre relève du ministère de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement (MEEA ) à travers le Secrétariat permanent du Conseil national pour le développement durable (SP/CNDD ). Ce dernier coordonne et suit la mise en œuvre des conventions de la génération de Rio et de Ramsar sur les zones humides ratifiés par le Burkina Faso : la lutte contre la désertification, la lutte contre le changement climatique, la protection des zones humides et la préservation de la diversité biologique.
Dispositif institutionnel de l’inventaire
Le dispositif institutionnel est bâti autour d’un comité directeur de suivi, d’une unité de gestion des inventaires de gaz à effet de serre et d’un pool d’experts sectoriels :
- le comité directeur de suivi est chargé d’orienter, de suivre et d’approuver les plans de travail annuels et de valider les différentes phases d’élaboration des rapports des IGES . Il est composé des représentants des départements ministériels, des partenaires techniques et financiers, des organisations de la société civile, des organisations paysannes, des institutions de formation, de la recherche et du secteur privé concernés par la problématique du changement climatique ;
- l’unité de gestion du projet est chargée du suivi régulier de la mise en œuvre des activités du projet. Elle est composée d’un coordonnateur et des assistants techniques et financiers. La mise en œuvre des activités est confiée à des groupes d’experts chargés de l’IGES. Les rapports synthèses des IGES ont été élaborés par les experts avec l’appui d’agents de l’administration ;
- le pool d’experts est chargé de réaliser l’IGES avec l’appui d’agents de l’administration publique.
Composition et organisation du MRV
La composition et l’organisation du MRV se déclinent conformément au Décret N°2024-0305/PRESTRANS/PM/MEEA/MEFP /MARAH/MDICAPME/MEMC/MTMUSR portant mise en place du système national de Mesure, Rapportage et Vérification (MRV/BF) pour la transparence climatique.
Le MRV/BF est composé comme suit :
- la Coordination nationale ;
- le Comité national de rapportage ;
- les Comités techniques sectoriels.
Le MRV/BF est organisé ainsi :
- les Comités techniques sectoriels.
- Le Coordonnateur national est appuyé dans ses tâches par le Département de la Coordination des Conventions Internationales à travers la cellule MRV
- Le comité national de rapportage est organisé comme suit :
- Président : le Point focal national de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques ;
- Rapporteurs : un représentant du Secrétariat Permanent des Organisation Non Gouvernementales ; un représentant du Secrétariat Permanent du Conseil National pour le Développement Durable.
- Les Comités techniques sectoriels sont :
Secteur de l’énergie
Dans la catégorie des combustions stationnaires, qui correspondent principalement à la production d’électricité et de chaleur, les acteurs sont la Société nationale d’électricité du Burkina Faso (SONABEL ), les producteurs indépendants d’électricité (IPP ), les auto-producteurs (les industries extractives et autres industries), les auto-consommateurs (commerce et habitat) et ceux qui ont pour activité la fabrication du charbon de bois.
Dans la catégorie combustion mobile (transport), les acteurs sont les poids lourds, les automobiles, les motocyclettes, le transport ferroviaire, et le transport aérien.
L’ensemble des acteurs du secteur énergie sont approvisionnés en combustible par les fournisseurs. On dénombre parmi ces derniers la Société nationale burkinabé des hydrocarbures (SONABHY ), les sociétés de distribution de gaz, les stations d’essence, le marché parallèle d’essence (pour les motocyclettes) et les vendeurs de charbon de bois et de bois de chauffe.
Secteur PIUP
Les acteurs sont principalement les industries extractives, les autres industries, les commerces et l’habitat (les données de l’habitat étant très disséminées, il est plus facile d’obtenir des données relatives à l’utilisation des produits au niveau des commerces et/ou des services de douane). Parmi ces acteurs se trouvent également les fournisseurs.
Secteur AFAT
Les acteurs de ce secteur sont les agriculteurs, les éleveurs, les exploitants forestiers et leurs regroupements. Les détenteurs des données sont des structures telles que le Bureau national des sols (BUNASOLs ), l’Institut géographique du Burkina (IGB ), et l’Observatoire du développement durable (ONDD ) ; l’AESA étant du secteur privé.
Secteur des déchets
Les acteurs de ce secteur sont les collecteurs de déchets solides et liquides, les gestionnaires des sites de traitements des déchets solides et biologiques, les gestionnaires des infrastructures d’assainissement, les agro-industriels et les acteurs communaux.
Dans ce secteur les communes et les directions générales spécialisées détiennent les informations du milieu.
Cartographie des institutions
On distingue du haut vers le bas, au niveau exécutif :
- La Présidence, à travers un conseiller spécial
- La Primature (secrétariat exécutif pour le fonds vert)
- L’Assemblée nationale (Commission en charge de la question du changement climatique).
Viennent ensuite les entités gouvernantes le SP-CNDD et la DGEVCC ; suivies des entités à compétences centralisées, la DGCOOP et l’INSD (sous la tutelle du MEF).
Le FIE accrédité aux fonds climat mobilise les financements pour la mise en œuvre des actions d’adaptation et de résilience dans les ministères sectoriels.
L’INSD par l’existence d’un cadre légal et réglementaire est la structure responsable de la collecte des données nationales provenant autant du secteur public, que du secteur privé à des fins d’analyses statistiques. Par ailleurs toute structure qui est appelée à collecter des données sur des thématiques spécifiques se doit de disposer d’un visa statistique délivré par le Conseil national de la statistique (CNS).
Au niveau des ministères sectoriels, les DGF et les DGESS fournissent des données climatiques au besoin.
Afin d’améliorer les méthodologies des inventaires et les traitements des données, les universités et centres de recherches sont mis à contribution.
Les PTF et les ONG fournissent également des données et apportent leurs contributions techniques et/ou financières.


